Journée de la résistance trans

Être trans lors de la Journée de la résistance trans, c’est recommencer. C’est ramasser les morceaux laissés par nos ancêtres et partir à la recherche de nouveaux horizons où explorer l’identité et survivre ensemble, en tant que collectivité. C’est être trans et résister à la binarité de genre colonialiste et aimer chaque partie de notre vie et de notre personne parce que cette pratique s’inscrit dans une longue histoire remplie d’artistes et d’universitaires. C’est aussi trouver l’espace pour notre deuil qui découle des vies non vécues parce que tant de gens ne peuvent pas s’exprimer librement jusqu’à l’âge adulte. 

Les traces de nos ancêtres trans, soient-iels transmasculins, transféminines ou non binaires, sont difficiles à retrouver. C’est encore plus difficile de les reconnaître parce que les discours remettant en question notre droit d’exister abondent. Il y a même souvent un élan de ne pas nous tourner vers le passé et plonger dans la profondeur du deuil et de la douleur de nos ancêtres parce que ça nous rappelle qu’on porte nous aussi toujours une cible sur notre dos, même aujourd’hui. Le manque de ressources sur les ancêtres trans dans l’éducation populaire est intentionnel; il sert à centraliser la binarité de genre et l’obsession du sexe biologique comme caractèristique déterminante de l’héritage d’une personne.

La Journée de la résistance trans est une journée consacrée par les membres de la communauté œuvrant sur le terrain et qui sert de remplacement à la Journée du souvenir trans parce que le sort de nos ancêtres ne détermine en rien la longévité et la croissance de la communauté, de la culture et des liens trans.  Le deuil ne se termine jamais, mais nous avons un besoin urgent de ressources et nous devons répondre au besoin de rebâtir à partir des fondations et protéger les nôtres par l’entremise de la défense de droits, de la recherche, de la mobilisation et des espaces sûrs. On a parfois l’impression de recommencer à zéro lorsqu’on organise des événements communautaires; il y a pourtant, derrière nous, toute une histoire de personnes trans qui ont remis en question les normes d’une Amérique du Nord capitaliste et qui demandent des droits égaux, un traitement équitable et de meilleures débouchées pour les personnes trans. 

An example of this is in the notable icons Marsha P Johnson et Sylvia Rivera who were human rights activists, feminists and advocates who developed a  friendship with each other on the shared feeling of being outsiders in society and wanting to liberate trans folks from criminal persecution. They were on the front lines of state oppression in metropolises, they formed community groups at a time where their existence was viewed as a “sexual deviance” or “disease” in correlation to HIV-AIDS. Their friendship was stated to have grown apart as they lived in different cities, but it was Marsha’s death in 1992 that propelled Rivera to engage in political organizing and spoke up against the assimilationist gay rights agenda that sought to dismiss trans experiences from Queer movements. 

There is a common misconception that transgender and gender non-conforming people are new, and a “trend” of groups more ‘radicalized’ as conservatives would put it. This is far from the truth. Like many nations of peoples, Trans people have existed since time immemorial, and their lived experiences were documented not that long ago. A social media platform Trans Masculine studies on Instagram shares the biographies of trans masculine folks in the late 1800’s,  early 1900’s and into the 60’s, 70’s, 80’s and even later. This practice of celebrating histories of trans people and distinguishing how they were able to live full and interesting lives despite society not having much language or education on transgender identity is remarkable to see as a trans masculine nonbinary person myself. 

Speaking of celebrating, a lot of the actions surrounding Trans Day of Resistance are to create spaces where trans folks can find like minded people, find access to resources and get mentorship from Queer Trans people who were able to secure roles as program managers, educators, social workers, lawyers and other professions which contribute to the creation of LGBTQ+ hubs. In Montreal, I  attended a trans community dinner at Le Frigo Vert, and it was reassuring and hopeful to be able to share a good meal with other trans folks in the city where we engaged in conversation on local trans activism, personal interests and what we want to see happen in the community. I also find being able to run BIPOC Queer Trans markets creates a group of artists who can swap, sell and create pieces with each other, and it makes the market scene less competitive and more appreciative of the hard work and love that goes into people’s art. 

On November 20th, there will be an anti-colonial and anti-fascist march in Toronto, my hometown, where local political representatives who are trans allies will speak on issues affecting the community and how they want to show their support as well as local trans activists leading the march in the Downtown core and taking up space on a day that acknowledges how many ancestors were unable to take up space as their true and fullest selves. There will also be after events that will lead discussions on trans feminine talks, how to address transphobic rhetoric, how to apply for funding as a community group and how to take up space with joy, creativity and passion as a trans person. 

To be trans is to find each other and celebrate together for change, to be trans is to start again.

Au sujet de l’auteur

Atreyu Lewis

Atreyu Lewis (iel/il) est un étudiant, organisateur communautaire, intervenant communautaire et défendeur de droits Anishnaabe Ojibwe et Punjabi queer trans qui étudie à l’Université McGill. Iel est originaire de Tkaronto sur le territoire du Traité 13 et réside actuellement à Montréal sur le territoire non cédé Kanienkehaka. Son travail consiste à chercher des solutions et des approches à la justice basées sur l’équité pour les communautés marginalisées, les droits autochtones, la justice pour les personnes en situation de handicap et sur le spectre de la neurodiversité à l’aide de cadres anti-oppressifs.

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